J’avais 16 ans quand j’ai reçu mon premier appareil photo reflex. Cela  correspondait je crois à un besoin de communiquer.Je vois toujours la photographie comme une manière de m’exprimer qui m’est instinctive, naturelle. ça n’est cependant pas un discours engagé. C’est davantage une émotion dans laquelle chacun doit pouvoir se projeter, ou que l’on doit pouvoir recevoir. Mes séries photographiques sont pensées en amont: les personnages sont imaginés, en même temps qu’un cadre fictif. Au moment de la prise de vue, tout rentre en conflit avec le naturel de l’émotion spontanée que j’essaie de capter. C’est cet équilibre ambivalent entre la fiction et la sincérité de l’émotion que j’essaie de trouver, tout en sobriété.  
                              Charlène